"Ah les cons, s'ils savaient !" (Daladier, 1938)
Messieurs Lurel et Gillot sont venus Samedi 14 Février, la bouche en coeur, offrir une prime de 2 x 50 € pendant 3 mois.
"Bien entendu, cette offre n'est pas "en échange" d'une reprise de l'activité. Non, nous n'oserions pas envisager une telle énormité.
"Nous savons bien que votre action est juste, Monsieur Domota, que vous avez raison, que nous avons tort.
"Pardonnez-nous, Monsieur Domota, mais si vous pouviez juste laisser les enfants aller à l'école, les entreprises fonctionner un peu ?
"Nous ne vous demandons pas - surtout pas - de vous démobiliser. Non, bien sur, nous voulons juste montrer à la population de Guadeloupe comme nous savons bien nous trainer à vos pieds en remuant (faiblement) la queue, mais sans aboyer. Oh non, sans aboyer, vous pensez bien !
Monsieur Domota, monsieur le Boa, desserez juste un peu votre étreinte, pour que notre poumon de gauche puisse aspirer un peu, juste un peu d'oxygène... Oui ? Non ? Ah bon, bon ben tant pis alors, nous allons juste cesser de respirer, mais nous espérons que cela ne vous dérangera surtout pas."
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Moi j'espère que lors des prochains scrutins les électeurs se rappeleront de l'attitude déplorable de ces Chamberlain* et Daladier** aux petits pieds.
*Neville Chamberlain :
En 1937, il succède à Stanley Baldwin comme premier ministre et comme leader des conservateurs Anglais. Il conteste cependant le terme de conservateur, préférant employer celui de syndicaliste.
Son nom reste attaché à la politique d'apaisement (ses critiques disent de faiblesse) qu'il mène en tant que Premier ministre, à partir de 1937, avec l'Allemagne.
Il cède ainsi à toutes les exigences de Hitler sur les Sudètes lors de la conférence qui aboutit aux accords de Munich en septembre 1938.
Il oppose également longtemps un refus aux volontés françaises d'intervention contre Hitler, menaçant Paris, en cas d'invasion de l'Allemagne, de couper l'approvisionnement de la France en pétrole (les régions pétrolières du Moyen-Orient sont alors presque toutes sous domination britannique).
**Edouard Daladier :
Il est le signataire, en tant que président du Conseil, des accords de Munich en 1938. Opposé à la négociation avec Hitler, il ne signera ces accords qu'à contrecœur, poussé par la Grande-Bretagne de Neville Chamberlain sans qui une guerre contre l'Allemagne n'était pas possible, le Royaume-Uni contrôlant alors la majeure partie des approvisionnements en pétrole.
Après Munich, à son retour en France, Daladier est persuadé d'être hué pour avoir cédé à Hitler, les accords de Munich abandonnant aux nazis une partie de la Tchécoslovaquie sans presque rien demander en échange sinon de vagues promesses de paix.
Mais à sa sortie de l'avion le ramenant vers Paris, Daladier est vivement acclamé, à sa grande surprise, pour avoir sauvé la paix.
Il se serait exclamé, entendu du seul Alexis Léger qui le suivait : "Ah les cons ! S'ils savaient !".
Cherchez l'erreur. Comment ? Ah, Monsieur Lurel dit qu'il n'y a pas d'erreur. Bon, bon...
Illustration : Daladier reçu par Von Ribbentrop, Munich 1938